Qui es-tu, quel est ton métier ?
Je m’appelle Andréa, j’ai 25 ans et je suis actuellement en Master 2 de Sciences de l’Éducation et de la Formation à l’Université de Bordeaux. Mon projet de recherche porte sur le thème : « Parler de la mort à l’école : un enjeu éducatif et de santé ». M’engager au sein de Syprès s’est rapidement imposé comme une évidence, tant ce sujet fait écho à mon parcours personnel et académique.
Ma double nationalité franco-mexicaine a profondément nourri ma réflexion, car c’est de ce croisement culturel qu’est née ma problématique de recherche. En France, sortie de son contexte, la mort a pris une place qui ne cesse d’être associée à un sujet dit tabou que l’on évite de mentionner.
À l’inverse, au Mexique, elle occupe une place pleinement intégrée dans la culture, notamment à travers la Fête des Morts, célébrée chaque année les 1er et 2 novembre. Ce n’est pas une simple traduction littérale : cet événement, profondément ancré dans les traditions, permet d’honorer les défunts en célébrant leur vie autant que leur disparition.
Ce lien symbolique entre la vie et la mort, entre les vivants et ceux qui ne sont plus, traduit une conception bien différente : un rapport apaisé, empreint de mémoire et d’humanité. C’est cette vision culturelle, à la fois sensible et universelle, qui m’a donné envie d’étudier ce sujet, souvent perçu comme délicat, mais qui pourtant nous concerne tous.
Pourquoi es-tu impliquée dans Syprès et sous quelle forme ?
Dans le cadre d’un stage de longue durée, j’ai intégré Syprès en septembre 2025 en tant qu’ingénieure de formation et responsable formation. Partageant pleinement les valeurs portées par la coopérative, je contribue au développement du pôle Formation. À travers la réflexion, la création et la co-construction, nous concevons des formations fidèles à l’esprit de Syprès, destinées à accompagner les professionnels du secteur funéraire, médico-social et associatif.
Mon engagement repose sur la volonté d’aider et de soutenir ceux qui, dans leur quotidien, sont confrontés à la mort, à la souffrance ou à la vulnérabilité. C’est un projet qui me tient profondément à cœur, à la croisée de mes valeurs humaines et de mes aspirations professionnelles.
